Let’s go for a barbie !

Il y a six mois, je participais à des barbecues près de Sydney.
Durant mon roadtrip, je faisais cuire la viande sur un barbecue.
Et depuis un mois, je vis dans une famille australienne. Nous avons fait trois barbecues

… plus que le surf, le barbecue est l’incontournable de l’Australie !

A Sydney, toutes les plages sont équipées de barbecues. Mis à disposition gratuitement, il est facile d’organiser un pique-nique au bord de l’eau. De plus, tous les supermarchés vendent en quantité des plateaux de viandes destinés a être cuits au barbecue. Cependant, ne vous attendez pas au superbe gout traditionnel car les équipements sont électriques.

Durant mon roadtrip sur la côte Ouest, il y avait presque sur toutes les aires de repos et dans tous les campings des barbecues à disposition pour un dollar symbolique. Mais là encore, c’était des barbecues électriques.

Depuis un mois, je vis dans une famille australienne. C’est l’hiver. Il fait 20°C et ils ont froid mais nous avons quand même fait trois barbecues et cela n’étaient pas électriques. Yummy !

  • 1er menu : pizza
  • 2ème menu : Sausage bread = saucisses grillées à manger dans une tranche de pain de mie (façon hot dog) avec ketchup ou sauce barbecue.
  • 3ème menu : Saucisses et steak grillés, accompagnés de salade et gratin de pommes de terre et tomates.

Saucisses et viandes grillées

Barbecues et bonfires, une tradition ancestrale…

La mère de famille où je vis me racontait, que dans sa famille, il faisait un barbecue presque tous les jours. Ils cuisinaient de la viande ainsi que du poisson.

En fait, les australiens utilisent le barbecue comme nous utilisons le four. Ils ont simplement un climat plus favorable pour cuisiner à l’extérieur. Le barbecue est vraiment un point de la culture australienne. D’ailleurs les australiens lui ont donné un petit nom : « a barbie ».

Les australiens aiment aussi se retrouver autour de bonfires. Il s’agit de feux de camps gigantesques. Ces feux de camps sont illégaux, sûrement à cause des risques d’incendies. Cependant, dans les régions isolées de l’outback, les bonfires perdurent.

Marschmallow

Buzzez la restauration !

Il y a plus de trois mois, j’étais en Tasmanie. Je suis rentrée dans un café-restaurant. J’ai passé ma commande, on m’a remis un buzzer et on m’a dit : « lorsque ça vibre ou s’allume, venez chercher votre commande au comptoir là bas ». Euh, ok, ça mérite quelques explications quand même !

Découvrons le buzzer…

J’ai rencontré ce cas de figure à plusieurs endroits en Australie et j’en ai conclu que le buzzer est traditionnel ici. A l’inverse, je n’en ai jamais vu en France.

Aux premières utilisations, je trouvais le buzzer assez inconfortable. J’allais m’asseoir à une table, les mains vides… Puis je commençais à discuter avec mon ami, je me détendais et là, une chose se mettait à vibrer au centre de la table. Le repas est prêt. Ok, mais je suis un peu stressée !

Présenté ainsi, le buzzer n’a pas beaucoup d’avenir dans la restauration, mais je dois aussi vous dire les avantages que j’ai su apprécier avec le temps :
- vous pouvez vous installer en salle, commencer à discuter
- et vous attendez assis au lieu d’être debout dans la queue.

Le buzzer a donc des avantages à tous les niveaux : plus de confort pour les clients, fluidité du service et moins de pression sur le personnel.

Au fait, voici une image du buzzer

SAMSUNG

… et le buzzer, est-il populaire en France ?

C’est sur le site internet alibaba.com que l’on peut trouver ce produit en France. Ce produit cible les restaurants, les cafés, les chaînes de restauration rapide, les pubs, les centres de service, et même les cliniques et les supermarchés.

A travers un commentaire sur le site Tripadvisor, j’ai découvert que le restaurant Earl of Sandwich (Disneyland Paris, Disney village) utilise le buzzer. Le buzzer serait-il une idée américaine qui influence le mode de vie australien ? Amis lecteurs et voyageurs, si vous avez déjà rencontré le buzzer, n’hésitez pas à partager votre expérience avec nous en laissant un commentaire. ;)

Le buzzer, un outil de travail pour les serveurs

En France, je n’ai jamais observé l’utilisation des buzzers par les clients, cependant il est courant que la cuisine utilise les buzzers pour communiquer avec les serveurs, plus spécifiquement dans les brasseries. Sur le même principe, lorsqu’une commande est prête, la cuisine buzz le serveur concerné pour qu’il vienne chercher ses plats.

La restauration à emporter se développant de plus en plus en France, les clients seront peut être amener à se servir eux-même du buzzer. L’avenir nous le dira ! :-)

Les tramways de Melbourne


Il y a presque trois mois, j’entamais la seconde partie de mon voyage. Après quinze jours au pays de TAZ, me voilà à Melbourne pour 10 jours. Melbourne fait partie de ces grandes villes dont je n’apprécie pas la splendeur au premier coup d’oeil. Je m’explique… Je ne suis pas une admiratrice des villes. Généralement tous les défauts me sautent aux yeux : le traffic, la pollution, la foule. Bref, il me faut quelques jours d’adaptation  avant d’apprécier une ville et Melbourne n’a pas été une exception.

Tout le monde parle de Melbourne comme étant la ville artistique d’Australie. C’est vrai qu’il y a quelques bâtiments originaux (ex : Federation Square), des artistes dans les rues (principalement à Swanson Street, qui regorge de monde), des graffitis… Personnellement, ce n’est pas ce qui m’a charmé dans cette ville. Moi, j’ai plutôt associé la ville de Melbourne à ses tramways. Les tramways de Melbourne, c’est un peu comme la Tour Eiffel à Paris.

Centre-ville Melbourne

Les tramways de la ville sont partout et il y en a pour tous les goûts, du décor traditionnel, à un agencement plus moderne, en passant par des designs artistiques ! Les tramways ont envahi la ville en 1885 et aujourd’hui, il y en a 500 qui circulent en centre-ville et en banlieue. Des tramways de tous les styles vous disais-je… :

- Les tramways anciens : le City Circle et le Colonial Tramcar sont les deux icones de la ville. Le premier fait une boucle autour du centre-ville. Son accès y est gratuit et est principalement utilisé par les touristes afin de visiter la ville. Le second propose une expérience de restauration dans un décors unique (cf dernier paragraphe).

Tramway à Melbourne

- Les tramways modernes : ils ressemblent à nos tramways parisiens.

- Les tramways artistiques : entre 1978 et 1993, le Ministre de l’art a lancé le projet « Transporting Art », qui consistait à nommer des artistes pour décorer les tramways, selon leurs désirs. Une belle initiative et un grand succès remporté auprès du public !

Après cette présentation des tramways de Melbourne, je vais vous parler DU TRAMWAY : The Colonial Tramcar Restaurant. Un rapport avec la cuisine ? et bien, oui ! La restauration est partout : Il s’agit du premier tram-restaurant roulant dans le monde. Il est composé de 3 rames qui peuvent chacune accueillir jusqu’à 36 personnes. Je suis impressionnée de lire que ce tram est en service 365 jours par an et propose chaque jour trois services : déjeuner, dîner (tôt) et dîner (plus tard). Les prix varient de $77 à $138, ce qui paraît tout à fait raisonnable, surtout quand l’on jette un coup d’oeil au menu et aux photos. De plus, c’est l’occasion de découvrir des spécialités culinaires et des vins australiens : barramundi, kangourou, vins du Victoria…

Si je repasse un jour à Melbourne, un repas à The Colonial Tramcar Restaurant sera sur ma  » to do list « . Et vous, que pensez-vous de Melbourne ?

Nourriture et boisson de Tasmanie

La Tasmanie, une île ou un pays ?

La Tasmanie est une île située au sud de l’Australie. Comme sur la plupart des îles, les restaurants proposent de nombreux produits de la mer, dont le fameux fish’n chips, que l’on retrouve quasiment dans tous les pays anglophones.

Ce que l’on trouve au restaurant…

Mon premier repas a été un croissant salé. En avez-vous déjà vu ? Nos boulangeries françaises en proposent parfois mais en tant que français, nous préférons bien plus le croissant pur beurre au petit-déjeuner, n’est-ce pas ?

Cela faisait 3 mois que je n’avais pas mangé de croissants et l’envie m’a soudainement prise de goûter un croissant salé. J’ai donc commandé un croissant garni de poulet, tomate, basilic et brie ! Bref, j’ai tellement aimé qu’en allant me promener du côté du Freycinet National Park, j’ai consommé (au petit-déjeuner), un croissant garni de saumon, avocat et épinard. Ces nouvelles expériences culinaires, étranges, sont toutefois très intéressantes !

Croissant salé-Coles Bay

Croissant salé-Coles Bay

Revenons à des choses plus traditionnelles… A Hobart, il y a un Mac Do que j’ai testé. Pas très original me dirait vous, mais en fait si, car il propose un menu spécial : un aussie burger. Le boeuf est en fait remplacé par de l’agneau. Original, non ?

et les boissons dans tout ça ?

La bière de Tasmanie est la James Boag, produite à Launceston, cette bière est nationalement connue et reconnue par les australiens. Lorsque je travaillais sur Sydney, c’était la bière la plus commandée !

Brasserie James Boag-Launceston

Brasserie James Boag-Launceston

Il y a aussi des vins en Tasmanie et même une route des vins le long de la Tamar River. J’ai eu l’occasion de goûter un vin rouge et un vin blanc. Les australiens ont tendance à consommer les vins rouges  jeunes ce qui les rends agressifs en bouche. Personnellement je ne suis pas fan de ce type de vin pour leur goût mais aussi car ma mâchoire se crispe à cause du tanin trop acide. Je me suis donc plus régalée lors de ma seconde dégustation de vin blanc sec, à base de sauvignon blanc.

 

Vin rouge de Tasmanie-Launceston

Vin rouge de Tasmanie-Launceston

J’espère que vous avez pu apprécier quelques saveurs de Tasmanie à travers cet article et que vous aussi vous essayez de nouvelles choses en voyageant !

Bonne journée,

Pauline

15 jours au pays de TAZ

Bonjour les amis

Quelques semaines sont passées depuis mon dernier article… Je suis bien décidée à reprendre mon blog (déjà 7 idées d’articles) pour vous raconter mes aventures et mes découvertes culinaires tout au long de mon voyage. La restauration à l’étranger est mon fil conducteur !

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis en Australie. J’ai vécu 3 mois sur Sydney et depuis mi-janvier, je suis partie sur les routes. Ma première étape a été la Tasmanie et je vous en propose un résumé dans les lignes qui suivent :

Mon voyage en Tasmanie se divisent en 3 parties. Dans un premier temps, je suis allée dans le Nord-Ouest, dans la vallée de Cradle Mountain , puis j’ai passé quelques jours à Launceston, ville du Nord, et enfin, depuis Hobart j’ai longé la côte Est jusqu’au Freycinet National Park.

En arrivant à l’aéroport d’Hobart, j’ai été surprise par la petitesse de l’aéroport : on sort de l’avion par un escalier, on entre dans l’aéroport et des douaniers nous accueillent avec le sourire, il y a un chien qui vient renifler nos bagages cabines. Puis, cinquante mètres plus loin, on arrive à hauteur d’un tapis roulant, un seul dans toute la pièce et il est petit ! Bref, je me sens loin de Paris.

Aéroport Hobart

Aéroport Hobart

Première journée à Hobart, je suis bien décidée à planifier les quinze prochains jours. Depuis plusieurs mois, je suis obstinée par un trek de six jours traversant le Cradle National Park : l’Overland Track. Tellement obstinée que je ne regarde pas les frais financiers que cela inclut : coût d’inscription, achat d’une tente… Tellement obstinée que je ne regarde pas tous les freins qui se présentent à moi : pas de ligne de bus le jour du départ de ma randonnée (donc départ précipité d’Hobart 48h avant), prévisions météorologiques pluvieuses, etc. Bref, les premières journées en Tasmanie se sont passées dans la précipitation, le stress et la déception. Déception ? Oui, de la déception car j’ai du renoncer à ce trek à cause de la météo. Triste et déçue aussi parce que j’avais été sous pression sous les quarante-huit dernières heures pour aboutir à rien. Enfin, pas tout à fait rien, l’important est de tirer une leçon de chaque échec, John McEnroe.

  • Remarque sur les tasmaniens : à Hobart, je logeais dans un backpacker et c’est avec le responsable qui est à la réception que j’ai réalisé les premières problématiques de ce trek. Il répondait à mes questions mais il n’essayait pas du tout de m’apporter des solutions en s’impliquant dans mon problème… Les tasmaniens sont-ils tous aussi distants ?

A Cradle Mountain, nous avons toutefois profité de deux journées pour randonner, dont une sous un beau ciel bleu. Ça remonte le moral !

Cradle mountain

De retour sur Launceston, j’ai décidé de me poser quelques jours car je suis fatiguée de ma dernière vadrouille et cela ne fait que cinq jours que je suis en Tasmanie. De plus, la ville de Launceston est magnifique, riche d’une architecture coloniale et elle a bien plus à offrir : rando de 7km autour d’une gorge, balade le long du port (voire croisière sur la Tamar river), Queen Victoria museum & art gallery.

Launceston

Launceston

  • Remarque sur les tasmaniens : à l’office de tourisme, j’ai discuté avec deux hôtesses et aucune n’avait vraiment l’air d’avoir conscience du potentiel de leur ville. Comme le responsable du backpack, dont je parlais précédemment, elles n’étaient pas force de proposition. Elles attendent que l’on pose des questions pour y répondre, mais en tant que touriste on ne pense pas toujours à tout car on ne connaît pas la ville, ni la région !

Autre remarque : Connaissez-vous les aborigènes ? Le peuple d’Australie vivant paisiblement sur ces terres durant des milliers d’années avant la conquête par les occidentaux. Et bien dans l’Art Gallery de Launceston, il n’y a aucune peinture d’art aborigène. Seuls des peintures datant de l’époque coloniale à nos jours sont représentés. De plus, seuls trois tableaux (sur une petite centaine) dépeignent des aborigènes…

La dernière étape des 15 jours en Tasmanie était la côte Est, beaucoup plus touristique que les précédentes destinations. Le premier jour, je suis allée à Port Arthur, premier site pénitencier d’Australie. Sur le chemin, j’ai traversé des kilomètres de forêts dévastées par les derniers feux qui ont frappé la Tasmanie au début du mois de janvier. Les paysages étaient bien tristes et il y avait même des maisons détruites ! Le soir même, j’ai repris la route pour me rapprocher du Freycinet National Park.

Wineglass Bay

Wineglass Bay

Le lendemain, j’y ai randonné toute la journée. J’ai pu observer de belles plages de sable blanc et des wallabys par dizaine. Le dernier jour, j’ai repris la route en passant par de petits villages historiques avant de reprendre l’avion, direction Melbourne.

Voilà pour les nouvelles ! A venir dans les prochains articles, un focus sur la cuisine tasmanienne, une présentation du buzzer dans la restauration rapide et bien d’autres…

Pauline & TAZ

Taz, le diable de Tasmanie

Taz, le diable de Tasmanie

La meilleure place de Sydney pour acheter fruits et légumes

La meilleure place pour acheter ses fruits et légumes à Sydney est certainement le Paddy’s Market.

Pour commencer, j’aimerais vous faire part de quelques dates sur l’évolution de ce marché :

1834 : Le Gouverneur Bourke décide de rassembler les différents commerçant sur une place de Campbell Street.
1842 : Ce marché (le Haymarket) passe sous la juridiction de la ville de Sydney.
1860s : Le nombre de stands augmentent et les attractions se multiplient (voltige, jeux de force, …). Une atmosphère de fête foraine règne.
1870s : Le Haymarket devient le Paddy’s Market. Le nom « Haymarket » n’était plus d’actualité car hay signifie foin, mais pourquoi Paddy’s ? Le marché se trouvait à cette période à proximité du quartier irlandais et Paddy est la Saint Patrick.
1891 : Destruction du marché
1938 : Le marché déménage
1975 : Le marché déménage (encore…) pour faire place à un centre de divertissement.

Les sydneysiders (habitants de Sydney) tiennent à leur marché. Comme l’évoque le parti travailliste de l’opposition, le Paddy’s market est un pilier de la vie à Sydney.

Le Paddy’s Market aujourd’hui, kesako ?


 

 

 

 

 

Lorsque je vais au Paddy’s market, c’est comme voyager dans un notre monde. Tout d’abord, j’entre par une grille, dans un bâtiment imposant en briques rouges, et je marche tout droit. Sur les côtés, plein de stands touristiques : « I love Sydney », Boomerang, Didgeridoo… Tous les vendeurs sont asiatiques. Je croisent des occidentaux. Il y a des personnes qui vont tout droit, comme moi. Après avoir passé un marchand de fleurs, un nombre impressionnant de stands de fruits et légumes s’étalent devant moi.

Quels avantages a le Paddy’s Market ?

D’une part les prix. La vie coûte chère à Sydney et personnellement, j’aime me faire plaisir sur les fruits et légumes.
D’autre part, le choix. Sur tous les stands, on peut trouver des tomates, champignons, brocoli… et aussi, de la pastèque, des mangues, de la papaye, des noix de coco, des poires asiatiques, etc.

Quelques points à savoir :

Le Paddy’s Market est ouvert du mercredi au dimanche, de 9h00 à 17h00. Les produits arrivent sur les étales le mercredi et y reste jusqu’au dimanche. Comme vous pouvez vous en douter, les produits sont beaux le mercredi alors que le dimanche, ils sont à maturité ++ mais les commerçants proposent alors des tarifs exceptionnels. A vous de choisir, entre prix et qualité !

Pauline

« Tchao la France », yes or no ?

J’ai quitté la France pour l’Australie le 16 octobre 2012. Je suis partie en pensant m’absenter environ neuf mois pour vivre, travailler et voyager. Par curiosité, j’ai emmené dans ma valise un livre de Corinne Maier, TCHAO LA FRANCE, soit 40 raisons de quitter votre pays.

Quel avenir pour la France ?

L’auteur critique tout du long, le système français, les français, la politique… Certes la France n’est pas un pays neuf. L’époque des idées révolutionnaires, des années folles datent d’il y a plusieurs décennies. Beaucoup de personnes à l’étranger ont en effet encore l’image d’un Paris où il fait bon vivre et où les gens boivent du bon vin et mangent de fins mets. Il est aussi vrai que les musées de Paris offrent une culture assez variée et que peu de parisiens en profitent. Pourquoi ? Les français répondront généralement qu’ils n’ont pas de temps.

Le français est très occupé à travailler, à faire ses courses, à faire le nettoyage, à regarder la télé… Par contre, il n’a pas de temps pour les sorties culturelles et pour faire du sport. Je pense que fondamentalement ce n’est pas une mauvaise volonté du citoyen français mais plutôt une question d’éducation.

Comment ça se passe à l’étranger ?

Actuellement je suis en Australie et je suis impressionnée par le nombre d’adultes qui font du sport tous les après-midi. J’ai voulu comprendre comment cela est possible. En fait, depuis leur plus jeune âge, les australiens ont toujours été habitués à terminer tôt leur travail. Par exemple, lorsqu’ils vont à l’école (de 5 à 17 ans en moyenne), ils ont cours de 9 heures du matin jusqu’à 15 heures, ce qui leurs laisse tout l’après-midi pour les sorties culturelles et pour faire du sport. A l’inverse de la France… De plus, en me promenant en ville, j’ai plusieurs fois observé des groupes d’écoliers dans les parcs et à proximité des musées de la ville.

Mon avis versus celui de Corinne Maier

Bref, dans son livre Tchao La France, Corinne Maier conseille à tout français lucide de quitter la France car ce pays est en déclin.Personnellement, je ne suis pas d’accord avec cette théorie et je suis persuadée qu’il est très utile de voyager à l’étranger pour découvrir des cultures et des manières différentes de fonctionner. Je pense d’ailleurs que les français ne voyagent pas assez et ne sont pas assez ouverts d’esprit.

En effet, je suis toujours surprise d’entendre des français dire « ils sont bizarres les gens ici ». Non, ils ne sont pas bizarre, ils fonctionnent et pensent différemment. J’ai encore vécu cette situation il y a deux semaines en me promenant sur le littoral de Bondi Beach où il y avait une exposition d’art. Cela me rappelle ma mère qui me disait quand j’étais petite « Tu as le droit de ne pas aimer mais cela ne veut pas dire que c’est dégoûtant ! »

Le voyage est donc très utiles à l’ouverture d’esprit et une fois qu’on a l’esprit ouvert, je pense que l’on peut faire des choses merveilleuses. Donc mon conseil est « Partez explorer l’étranger et revenez en France, nous ferons grandir ce pays tous ensemble ! »

 Pauline

L’évolution professionnelle selon le modèle francais

Chers lecteurs,

voici un peu plus d’une semaine que je suis arrivée à Sydney en Australie. Je commence tout juste à rechercher du travail dans mon domaine professionnel (management de la restauration) et me voila prise de doutes.

Quelques mots sur mon évolution professionnelle en France…

1. Après mon Bac général, j’ai décidé d’entrer dans le monde de l’hôtellerie restauration. J’ai commencé par une année d’alternance dans un restaurant traditionnel avec une moyenne de 40 couverts. Cette année-là, je me suis éclatée. J’ai adoré la relation que j’ai pu construire avec chacun de mes clients.
2. J’ai décidé alors de poursuivre mes études en BTS pour apprendre davantage de la restauration. Là, j’ai passé deux années en apprentissage dans le service banquet d’un grand hôtel parisien. C’était une superbe expérience pour découvrir le milieu de l’événementiel et aussi pour débuter dans le management. Il s’agissait de management opérationnel, c’est-à-dire que j’encadrais une équipe de serveurs sur le terrain. Cette expérience était intéressante et j’ai aimé l’organisation nécessaire pour ce poste mais clairement, je me suis moins éclatée que l’année précédente.
3. Puis c’est la fin du BTS et je me suis demandée si je devais poursuivre mes études en licence. Les avis étaient mitigés mais voila j’ai tranché et suis partie 6 mois en Irlande avec l’intention de rentrer pour reprendre une année d’étude. En Irlande, j’ai trouvé un poste de serveuse dans le restaurant d’un hôtel 4* où, là aussi, j’ai aimé la relation avec le client.
4. Je suis rentrée en France, ai intégré une Université renommée pour ma Licence et ai trouvé un apprentissage en tant qu’adjointe du responsable d’un site de restauration (la classe !). Bref, une année est passée et je suis restée 70% de mon temps derrière un ordinateur. Vous avez compris que ce n’était pas la joie ! J’ai fait cette formation car je pensais qu’elle me serait utile à l’avenir et aussi pour rentrer un peu dans le moule des personnes diplomées, je dois le reconnaître …

…ce que je devrais faire en Australie, selon le modèle français

Bref, cette année terminée, je veux  partir pour réaliser mon rêve : l’Australie.
Avant de quitter l’entreprise, je rencontre un responsable RH pour faire un point sur cette année. C’est lors de cet entretien que je lui demande : “Vous savez a un poste de management de la restauration, on nous demande d’être compétent en RH, en Hygiène, en Finance… Bref, moi je sais que je suis nulle en hygiène. Selon vous, est-ce pertinent de changer de filière pour environ un an afin de combler cette faiblesse ? “

Je peux vous dire que la réponse a été très claire : A l’étranger, c’est bien vu mais si vous voulez rester en France, je vous déconseille de fonctionner ainsi.

et ce que je décide de faire en Australie :

Bref, a ce jour, je suis en Australie et je crois qu’il est temps d’écouter ce que j’ai vraiment envie de faire ! J’ai une opportunité d’emploi dans du management et j’ai un essai a faire ce soir mais en fait je réalise que si j’accepte de faire cet emploi c’est pour que ça fasse bien sur mon CV et non parce que j’aime ce que je vais faire. En fait quand je m’écoute vraiment, j’ai envi d’être serveuse, tout simplement car j’aime ce métier. Allez hop, je m’en vais de ce pas chercher un poste :-)

A bientôt !

Pauline

La fête de la gastronomie à ma façon

On peut définir la gastronomie comme l’ensemble des règles culturelles qui régissent les modes alimentaires d’un pays. Aujourd’hui, samedi 22 septembre 2012, nous fêtons en France, pour la deuxième édition, la gastronomie. Sophie Mise, Commissaire générale de cette fête, dit que :

Cette Fête vous appartient, c’est à vous de la rêver et de l’imaginer !

Grande table, école, art, bistrot, pique-nique, transmission de savoirs, culture, sandwich ou apéro…La gastronomie doit être libre, insolente, inventive et généreuse !

Le 22 septembre prochain, vivons ensemble notre passion de toujours. »

J’ai profité de cette occasion pour éveiller les papilles de mes proches en leurs confectionnant un menu particulier :

 Plat : Oeufs farcis chimay

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Cette recette est originaire d’une ville franco-belge : Chimay.

C’est une recette qui peut être servie soit en entrée, soit en plat. Moi, je l’ai servi en plat et très sincèrement, c’est copieux. En fait, il s’agit d’oeufs durs que l’on farci à base d’une duxelle de champignons, mélangée au jaune d’oeuf et avec de la sauce béchamel.

En accompagnement, une salade avec une sauce vinaigrette à base de vinaigre balsamique apporte de la fraîcheur à ce plat assez riche !

 

Dessert : Crème renversée au caramel

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Ce met est un grand classique des desserts européens mais on a tendance à l’oublier ou à le remplacer par des crèmes industrielles. Je me suis lancée à l’occasion de la fête de la gastronomie dans la réalisation de ce dessert.

La crème caramel est assez simple à réaliser. Tout d’abord il faut réaliser un caramel liquide que l’on va verser dans le fond d’un ramequin. Au contact de ce dernier, le caramel va durcir et c’est normal ! Ensuite, il faut préparer la crème qui est un mélange à base d’oeufs, de sucre et de lait, puis le verser dans le ramequin. Cette crème cuit au four, dans un bain-marie, durant 30 à 40 minutes et ensuite quand vous démoulez, le caramel est complètement fondu !

J’ai réalisée pour la première fois ces deux recettes et  je me suis régalée. Je crois que la fête de la gastronomie est l’occasion de se plonger dans des recettes un peu plus compliquées et de prendre du temps derrière nos fourneaux.

J’espère avoir éveillé vos papilles,

Bonne fête de la gastronomie !

Pauline

Croissance RH, kesako ?

Après une année d’apprentissage pour une formation de Management en hôtellerie et restauration, j’ai décidé de réaliser mon mémoire de fin d’étude sur un thème de gestion des ressources humaines. L’entreprise où j’ai réalisé mon apprentissage accorde une importance notoire aux individus de l’entreprise, ce qui a orienté mon choix. La problématique que j’ai soulevé est : « croissance RH : mythe ou réalité ? »

Il s’agit  d’une réflexion sur la différence observée entre le discours du groupe et les pratiques sur le terrain. Dans ce premier article, je vais présenter le principe de croissance RH.

Croissance RH, de quoi parle-t-on ?

Dans ce principe, on visualise la croissance des individus comme une source de croissance économique pour l’entreprise. La croissance est donc axée sur le chiffre d’affaire et non sur le résultat. La croissance du chiffre d’affaire est une vision stable de l’équilibre de l’entreprise, à défaut de la rentabilité.

Faire croître les individus d’une entreprise, cela consiste à développer leurs compétences. La compétence est un mix entre le savoir, le savoir-faire et le  savoir-être. En croissance RH, le manager de proximité doit s’assurer du développement de ces trois points. Il y a le traditionnel entretien annuel mais je pense que le manager et l’entreprise peuvent aller beaucoup plus loin dans cette démarche.

Croissance RH, quel rôle pour le manager de proximité ?

Toute nouvelle stratégie doit en premier lieu convaincre les managers de proximité car ils seront les portes-parole auprès des employés de l’entreprise. Une fois convaincus de leur rôle en croissance RH, les managers devront développer 3 axes pour respecter la croissance RH :

  1. D’une part, ils devront prendre du temps avec les employés pour discuter des formations disponibles. Leur rôle sera de motiver leurs équipes à accumuler de nouvelles connaissances.
  2. D’autre part, ils devront valoriser l’acquisition de nouvelles connaissances, par exemple en responsabilisant l’employé concerné.
  3. Enfin, cela semble logique mais pas toujours vrai, les nouvelles connaissances acquises devront être utilisées dans l’entreprise afin de développer la croissance économique de cette dernière.

Ce système de croissance peut sembler utopique et je le comprends. Dans un prochain article, je développerai comment le manager peut devenir moteur de cette croissance.

Pauline